15 septembre 2020 - Newsletter

NOUVEAU RÉFÉRENTIEL QUALITÉ : ON N’EST PAS PASSÉ LOIN DU SANS FAUTE

Le nouveau référentiel d’évaluation ne verra finalement le jour qu’en septembre 2021. Dommage… c’est aujourd’hui que le secteur en a besoin, notamment pour redonner confiance aux familles et aux Français.

A près l’absorption de l’Anesm par la HAS en 2018, c’est l’ensemble du secteur médico-social qui s’est réjoui de l’annonce de la refonte du dispositif d’évaluation de la qualité des établissements et services vers un référentiel unique. L’amélioration continue de la qualité et son évaluation sont en effet des exigences sur lesquelles le secteur ne peut pas transiger. Or le système d’évaluation en place depuis la Loi 2002-2 souffrait de défauts criants : des évaluations hétérogènes, des évaluateurs sélectionnés sur des critères purement administratifs, une autorité non-destinataire des rapports d’évaluation et surtout, une absence de référentiel qualité. Bref, un système chronophage et peu fiable qu’il était devenu urgent de réformer.
L’accès à tous à ces évaluations, que prône depuis longtemps le groupe Colisée, est par ailleurs une partie des réponses aux difficultés auxquelles les établissements sont confrontés depuis plusieurs années : faible attractivité des métiers, défiance du grand public ou encore inquiétude des familles.

On s’est réjoui ensuite de la mise en place, en octobre dernier, d’une démarche collaborative pour construire ce nouveau dispositif et son cahier des charges. En incluant des professionnels et des usagers volontaires et représentatifs de l’ensemble des champs social et médico-social, l’HAS visait la création d’un outil pertinent, avec des critères ancrés dans le réel ainsi qu’une procédure et une méthodologie de visite simplifiées, rendant plus objective et fiable l’évaluation de chaque ESSMS.

On s’est réjoui, enfin, que la HAS ait cerné l’importance de tenir compte dans ce nouveau modèle des retours d’expérience des professionnels de terrain pendant la première phase de la crise du Covid-19 et qu’elle intègre les adaptations qui s’imposent. Jusque-là, c’était donc un sans-faute, qui donnait le droit à tous les espoirs. Mais alors pourquoi reporter la livraison prévue initialement en janvier 2021 à septembre 2021 ? C’est perdre presque un an, c’est retarder à 2022 les premières évaluations…

Ce chantier, prioritaire, l’est devenu encore plus dans le contexte de crise sanitaire actuel. Les établissements et leurs personnels ont souffert et le grand public a plus que jamais fait entendre sa défiance envers les Ehpad. Les établissements ont besoin de ce référentiel pour faire évoluer leur image et redonner confiance en leur travail et en leurs équipes ! Et c’est maintenant qu’ils en ont besoin.